vendredi 24 février 2006

un samedi soir sur la terre..


En général, la jeune moderne du Samedi soir lit Cosmo, flirte chez H&M et Mango, parce "qu'en cherchant bien y a des trucs sympas", porte des jeans dans ses bottes, boit des cafés près de Zaza et Séphora, papote devant Sex & the city et Desperate Housewives et n'a pas raté hier, La nouvelle Star. Si elle n'a pas d'épis et les cheveux suffisamment nombreux, elle a une frange asymétrique depuis quelques mois, et si elle est embourgeoisée ou de classe prolétarienne, une french manucure, douteux dans le dernier cas.

Si tu te reconnais, j'ai déjà envie de te baiser.

Evidemment, dans la masse, il y en a toujours une d'un peu plus névrosée, à l'enfance moins évidente, un peu bohème, plus naturelle, moins entretenue voire brouissailleuse, qui s'endort sous une photo de Brel, Brassens et Ferré et qui fume ses roulées toute la soirée. Elle mangera un peu moins parce que la végétarienne revendique autant les cinq fruits et légumes que l'envie de philosopher. Elle a le rire discret, étouffé comme elle dans une personnalité feutrée. Elle se fera aussi baiser, fatalement, comme pour excuser sa présence.

Il n'y a rien de pire que l'intolérance.


mardi 21 février 2006

premonition

Le temps me lasse, je sors.
Le champagne est bon ce soir, merci Mlle M.
Désormais je veux des mélis-mélos.
Voilà qu'elle arrive, ah non, un peu trop dans ma tête, un peu trop dans mes verres, les minutes en atteignent quarante de trop.
Une blonde entre, les cheveux bouclés, je la connais de temps anciens, baisé dans des débuts, sans conviction autre que celle d'apprendre. Elle s'accroche à moi en attendant son rendez-vous, me parle, raconte, mariage, divorce, travail, enfant, appartement, oublie volontairement...
Sur le marché sexuel, elle ne vaut déjà plus grand chose, et dans ce bar foulé par de jeunes pétasses fermes, galbées, courbées et affutées, sa présence me dérange, je veux vivre mon humiliation tout seul comme un grand, regarder ma montre encore et encore, appeler des gens pour me donner consistance et attendre simplement qu'elle ne vienne pas, cette jolie pute...
"Tu as des nouvelles de gens du lycée ?" Je réponds pas des hum, par des bruits, de la fumée de cigarette, des sourires forcés, la porte s'ouvre et n'arrête pas. La blonde demande des nouvelles d'un ami divorcé, tout le monde approche 30 ans, tout est normal.
je rentrerais pas seul. piegé je l'aurais, piegé je serais...

mercredi 8 février 2006

pour pas oublier...


On nous ment. On se ment. On ment tout le temps, à propos de tout. La publicité ment : elle fait croire aux propriétés mirobolantes de tel produit, au bonheur que procurera tel achat, elle fait rêver mais elle ment. Les politiciens mentent : ils allèchent les citoyens de programmes électoraux qu’ils ne suivent pas une fois élus, leur finalité première étant de se faire élire.

Les autorités médicales mentent : elles se contredisent les unes les autres, manipulent les statistiques sur les taux de réussite de tel traitement, sur les effets secondaires de tel médicament ou les miracles de telle pilule, et promettent ainsi un "meilleur des mondes" grâce aux biotechnologies. Les médias mentent : les faits sont traités unilatéralement, déformés, biaisés, passés sous silence… Comment pourraient-ils faire autrement, quand on sait dans quelle minorité de mains ils sont regroupés et quels intérêts se trouvent derrière eux ?


Rien ni personne n’est épargné par le mensonge, la manipulation, la séduction, la triche. Certains mentent délibérément, pour convaincre, pour vendre, pour leurrer, pour obtenir une position dominante. D’autres mentent par omission, ignorant certains faits ou n'en présentant qu’une part, en négligeant ce qui pourrait nuire à leurs intérêts. D’autres encore mentent parce qu’ils se leurrent eux-mêmes, prenant leurs propres illusions pour des réalités. On ment aussi parce qu’on finit par ne plus savoir où est la limite entre le vrai et le faux, tant le monde d’aujourd’hui existe davantage dans le virtuel, le cyberespace, sur des écrans, dans l’immatériel, en étant de plus en plus coupé du réel, du vivant.


On ment à tout va, certes, mais faut-il s’en offusquer ?… Faut-il faire la chasse aux menteurs, aux manipulateurs, à ceux qui abusent de la confiance des autres ? C’est le parti que prennent divers organismes et quelques médias. C’est faire fausse route, à mon avis. Tout ce mensonge, toutes ces manipulations m’apparaissent comme un excellent moyen d’apprendre individuellement une des leçons les plus importantes qui soient : " Ne croyons rien ni personne ". Testons, vérifions, comparons toutes les informations dont nous disposons. Devenons indépendant, responsable, autonome.


On croit quand on ne sait pas, quand on ne connaît pas. Qu’est-ce que la croyance ? Une hypothèse qu’on transforme en vérité sans l’avoir vérifiée. Cessons de croire et expérimentons davantage. C’est particulièrement vrai dans tout ce qui touche directement notre propre personne : santé, épanouissement personnel, spiritualité. Nulle raison de croire lorsqu’on peut vérifier les choses par soi-même. Pour les uns le citron est un aliment acidifiant, pour les autres il alcalinise : qu’en est-il ? Testez ! Testez-le sur vous. Nous ne sommes pas des machines. Chacun d’entre nous réagit différemment des autres et nos propres réactions varient aux divers âges de la vie. Telle approche conviendra à telle personne et non à telle autre. Nos vérités ne sont pas les mêmes et elles changent à mesure que nous évoluons et nous transformons.


Si l'on devait se défaire de tout le savoir accumulé dans sa tête, que l'on n'a jamais pris la peine de vérifier, que resterait-il ?… Une toute petite proportion de vécu, d’expériences personnelles, de certitudes intérieures. On affirme : " Les Serbes sont comme ci… ", " Le cholestérol fait cela… ". Qu’en sait-on personnellement ? Ne fait-on que répéter ce qu'on a vu dans les médias, dont la fiabilité est incertaine ? Il serait sage d'apprendre à faire beaucoup plus grand usage du conditionnel, du mode hypothétique, et ne parler de ce qu'on n'a pas vérifié soi-même qu’en des termes laissant ouvert tous les possibles.


Celui qui veut connaître le vrai ne peut plus aujourd’hui se fier aveuglément à qui que ce soit. Il doit apprendre à vivre avec l’incertitude, accepter le flou, être vigilant et critique, dans tous les domaines. " Malheur à l’homme qui, au moins une fois dans sa vie, n’a pas tout remis en question ", disait déjà Pascal. Cet adage est plus nécessaire aujourd’hui que jamais. TOUT remettre en question. Multiplier les points de vue, les informations. Se méfier de ses propres a priori, souvent influencés par nos conditionnement sociaux, éducatifs, religieux, etc. Transformer ses croyances en simples hypothèses, toujours susceptibles d’être révisées. On ne peut croire que dans un climat de confiance : à l’évidence cette condition est trop rarement remplie aujourd’hui par ceux qui demandent qu'on les croie. Alors ne croyons pas, ne croyons plus.


Le mensonge est omniprésent, …et finalement c’est tant mieux ! Il est temps de retrouver ses vérités propres, ses vérités intérieures, loin des dogmes et des normes collectives. Un animal sauvage sait beaucoup moins de choses que nous, mais il en connaît souvent beaucoup plus. Le savoir intellectuel lui fait défaut, il n’a pas le mental humain pour se gaver de faits, chiffres et idées qui ne lui appartiennent pas, mais il a un vécu de première main plus important, il est encore connecté à sa sagesse instinctive, à l’intelligence de la vie. Une métaphore : à un immense grenier rempli de semences inutilisées, préférer un jardin bien entretenu avec des légumes et herbes que l'on connaît bien. A un mental truffé de données non vérifiées, préférer un vécu individuel riche et personnalisé.


Un proverbe oriental dit ceci : " Si vous avez mal aux pieds, vous avez le choix entre recouvrir la terre entière de cuir… ou porter des chaussures. " Chacun a aussi le choix entre lutter contre toutes les sources de mensonge et de manipulation — vaste programme ! — ou renforcer son sens critique, multiplier ses expériences afin d’avoir, chaque fois que c’est possible, un vécu de première main, et garder du recul sur toute information qu’il n'est pas possible de vérifier. Le mensonge ambiant peut ainsi servir de terreau pour cultiver la vérité en s'enracinant dans le réel et le vécu.

dimanche 5 février 2006

Qui suis-je? qui sommes nous?


Je suis le père noël, je suis dieu, je suis la solitude l’amour la peine la joie les illusions…
Pourquoi suis-je tout ca ? Je suis un homme.
Et comme tout homme qui se respecte j’aime inventer des choses qui rendent triste, et méchant par extension.
Pourquoi j’ai inventé toutes ces religions avec tous ces dieux ? Cette consommation frénétique ? Cette politique inutile ? Ces pays pauvres ?
A quoi cela peut il bien servir ? Pourquoi sommes-nous, plutôt pourquoi devons nous êtres bêtes et disciplinés ? Sous entendu bête et méchant… pourquoi dit on que la haine conserve ?
Je crois que l’on s’est tous perdus dans ce vide intersidérale qui nous entoure nous contient nous forme et nous transforme. Toutes ces choses sont inutiles et on le paie chaque jour que je fais… vous aimez vous lever pour déjeuner, aller bosser pour ramener de l’argent qui vous passeras sous le nez que vous le vouliez ou non.
Mon vécu aurait pu me faire écrire tous ca mais ce n’est pas le cas, mon réalisme est mon outil, mon incompréhension servira de forme.
Et puis je vous emmerde tous, je suis conscient de ce qui se passe et quand j’essai de vous prévenir du mauvais chemin que l’homme prend je passe pour quoi ? Pour un fataliste un jour pour un utopiste un autre… non je ne suis pas d’accord a quoi on joue je ne suis certainement pas seul a avoir cette vision d’esprit mais qui d’autre que moi… montrez vous bordel je me sens seul et je ne détiendrais pas longtemps encore cette force qui me pousse et m’aide a tenir debout...
Comment éviter les gens cons ? Ignorants de tout ? Incapable de penser à autre chose que leur gueule… l’homme a-t-il toujours été ainsi au cours de son évolution ? Il m’apparaît comme clair que nous devions êtres encore plus féroces et méchants il y a quelques centaines de milliers d’années.
Mais alors a quand un monde qui saura se servir de l’intelligence de ses hommes ?
Beaucoup saurez déjà nous sortir de cette merde si nous les écoutions.
Mais la fierté, sentiment dit humain, se fout de tous ca. Pourquoi écouter les autres quand soit même on peut juger critiquer et en gros faire un peu ce que l’on veut envers qui l’on veut…
« Pourquoi changer le monde de toutes manières je crèverais avant de voir la fin… »
Voila l’argument le plus bêtes que l‘homme est inventer pour générer ce suicide collectif passant inaperçu…
Vous m’accordez même plus le bénéfice du doute. Trop sur de vous et trop sur de l’inutilité de mes angoisses de mes peurs vous faites comme si de rien était.
Et la c’est parti. Allez ! a qui auras le plus de diplômes, le plus de mérites, de projets, de joies (fausses), de femmes (fausses), d’hommes, d’enfants, d’argent, de maison, de POUVOIR…
Vous me faites tous chier et de me dire que le suicide c’est pour les faibles ca vaut quoi ?
Et si j’en ai marre de toutes ces conneries ? Pourquoi n’aurai je pas le droit de décider quand partir ? Y faut que j’attende quoi ? Une balle perdu, une drogue trop forte, une femme psychédélique qui me refilerais le sida par haine de l’homme, un inconnu complètement tare qui me tuerai dans une ruelle sombre d’une ville que je ne connaissais pas parce qu’ils auras vu trop de film lui montrant comment faire, ou peut être vais-je devoir attendre un cancer généralisé ? Vous savez ce que vous attendez vous comme ca, a faire ce qu’on vous dit de faire sans broncher…
Vous êtes des esclaves fiers de votre aliénation.
Formaté à la bêtise, entretenue aux vices, vous devenez des zombies. Problèmes vous êtes vivants. Rassurez vous apparement plus pour longtemps…
(ecrit un hiver face a la mer en solitaire..)