
En général, la jeune moderne du Samedi soir lit Cosmo, flirte chez H&M et Mango, parce "qu'en cherchant bien y a des trucs sympas", porte des jeans dans ses bottes, boit des cafés près de Zaza et Séphora, papote devant Sex & the city et Desperate Housewives et n'a pas raté hier, La nouvelle Star. Si elle n'a pas d'épis et les cheveux suffisamment nombreux, elle a une frange asymétrique depuis quelques mois, et si elle est embourgeoisée ou de classe prolétarienne, une french manucure, douteux dans le dernier cas.
Si tu te reconnais, j'ai déjà envie de te baiser.

Evidemment, dans la masse, il y en a toujours une d'un peu plus névrosée, à l'enfance moins évidente, un peu bohème, plus naturelle, moins entretenue voire brouissailleuse, qui s'endort sous une photo de Brel, Brassens et Ferré et qui fume ses roulées toute la soirée. Elle mangera un peu moins parce que la végétarienne revendique autant les cinq fruits et légumes que l'envie de philosopher. Elle a le rire discret, étouffé comme elle dans une personnalité feutrée. Elle se fera aussi baiser, fatalement, comme pour excuser sa présence.
Il n'y a rien de pire que l'intolérance.

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