
Ce que l’on nomme l’amour n’est que l’alibi rassurant de l’union d’un pervers et d’une pute, seulement un voile rose couvrant la face effrayante de l’inéluctable solitude.
L’amour c’est tout ce qu’on a trouvé pour aliéner la déprime post-coït, pour justifier la fornication, pour consolider l’orgasme. C’est la quintessence du beau, du bien, du vrai, qui refaçonne votre sale gueule, qui sublime votre existence mesquine.
Eh bien moi je refuse.
Je pratique et je prône l’hédonisme mondain, il m’épargne. Il m’épargne les euphories grotesques du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message, prendre un café, un verre. Les souvenirs d’enfance, les amis communs, les vacances sur la cote, puis un dîner. Les auteurs préférés, le mal de vivre, pourquoi sortir tous les soirs, la première nuit, suivie de beaucoup d’autres, ne plus rien avoir a se dire, baiser pour combler les blancs, ne même plus avoir envie de baiser, se détacher, rester ensemble quand même, s’engueuler, se réconcilier tout en sachant que c’est inutile, aller baiser ailleurs et puis plus rien.
Souffrir.
J’aime "lolita"... excusez moi.
Dans le chaos des événements qui se succèdent on constate souvent des répétitions, des constances. Chaque fait est unique mais il parait provoqué par des causes agissant toujours de la même façon. Comme si le spectacle que nous offre la nature (humaine) était joué par des acteurs rigoureusement disciplinés obéissants à des lois qu’ils n’osent jamais transgresser.
La vie heureuse est celle qui est en accord avec sa nature, or, on ne peut l’obtenir que si d’abord l’âme est saine et en possession constante de son état sain. Ensuite si elle est courageuse et ardente, belle et patiente, en accord avec son temps, soigneuse sans excès du corps et de tout ce qui s’y rapporte. Attentive pour le reste a tout ce qui pourvoit a la vie, sans s’en étonner, usant des dons de la fortune, sans en être l’esclave. Tu comprend, quand même que je ne l’ajouterais pas, que de la résulte une perpétuelle tranquillité, et la liberté puisqu’on s’est affranchi de tout ce qui peu irriter ou effrayer. Car au lieu des plaisirs, au lieu de ces jouissances mesquines et fragiles, sources de scandale et d’infamie, une joie immense nous vient, inébranlable et assurée. Voici enfin la paix et l’harmonie, la grandeur et la bienveillance. Car toute cruauté précède de faiblesse.