jeudi 7 décembre 2006

Sans excuses...


Etre pragmatique, regarder les réalités en face. Faire le ménage en quelque sorte. Balayer devant sa porte.. « Il est temps de quitter l’enfance » ils m’ont dit. Ils m’ont dit que c’est chaque fois la même chose.. Que je ne suis pas comme les autres que c’est tout juste si je ne fais pas mon intéressant. A mon âge.
Je rêve encore de soirées avec des inconnus qui s’avèreraient être de meilleurs amis d’enfances que les vrais, les imbéciles, les subis. Je rêve d’avoir le temps, de convaincre les cinglés dans ma rue de troquer leurs Pitt contre des chats, et de m’emprunter mes livres si y veulent.

Et puis à coté de ca faut parfois faire les comptes. C’est un moment éprouvant, terrible, lorsque l’on s’aperçoit que finalement il est grand temps de se considérer comme l’un des multiples éléments qui participent a la vie économique.. Nous sommes tous peu ou prou des producteurs et surtout des consommateurs.. Je ne travaille pas 40 heures par semaine, je n’ai pas (encore) le statut de cadre, qui voudrait dire que j’ai le droit d’engeuler les autres, de les traiter comme des cons tant qu’ils n’ont pas changés de boites pour faire de même.. En 40 heures, il est parait il possible de faire beaucoup de choses. Par exemple aller a la plage écrire, lire, faire la cuisine, voyager, on peut donc vivre en 40 heures. Il me reste pour le coup a peu prés 40 années a vivre.. J’espère plus.. J’aimerais vivre mes 40 dernières années loin des cons, c'est-à-dire loin des serveurs de servitude, qui m’assomment tous les matins avec leur idéologie, leur Play station, leurs voyages organisés, leurs maisons en béton, leur voiture, leur future femme. J’aimerais pouvoir éteindre mon pc comme j’ai éteins définitivement ma télé il y a quelques temps.. Mais hélas je dois chaque mois, éviter mon découvert, apprendre des tas de choses certainement inutiles et je dois bien sur manger..

Quel tristesse la condition de l’homme moderne, un ami vient justement de rentrer chez lui, a deux pas, il m’a raconté l’ennui, le boulot, les autres, la routine, les p’tits chefs, les grands chefs, l’arrogance, les plaisanteries, les tableaux de bord, le racisme, ordinaire, celui qu’on balance en courbant le dos tout en regardant derrière des fois que… il m’a dit ce que je ne veux plus voir je sais que ca existe, je sais qu’ils sont là, partout, j’en connais même certains. Mêmes des femmes, ils sont de tout les pays, de tout les temps, mais aujourd’hui ils ont des traites et des crédits, la télé le câble internet le pavillon en béton des meubles moches qui leur rappellent la chaleur de leur enfance. Ils sont la et survivent, jour après jour, dans le public, dans le privé, des vies qu’on leur a prévues. Sauf qu’ils s’y enterrent, feignant de ne pas voir l’art passer et le temps qui s’enfuit ! Ils jugent sans cesse. Ventre mous et regard fuyants. Obéissant à l’uniformité qui leur fait vivre la vie comme on mange du surgelé. Ils disent les autres, les noirs, les arabes, même les juifs.. Et ceux la le leur rendent bien, comme on est tous pareils.. Que la guerre vienne un jour, ils se tairont, se terreront, en attendant leur fin, en espérant enfin une baisse des taxes sur l’essence.

Les gens sont sans excuses !

accès a la jouissance..



De la banalité de l'existence des autres, nait notre jouissance.
Cela ne fait aucun doute.

Ce matin comme un regard sur le monde, de sourires en consternations, Constater à quels point certains peuvent se démener, pour tenter de donner un peu d'exostisme à leur triste quotidien....

Alors ça s'invente échangiste, ça se dit baiseur fou, ça se proclame bombe sexuelle....ça se voudrait tellement plus rock... L'erotisme sans saveur, tout droit jailli d'existences frustrées, celui qui pue la vulgarité, la provocation mal dissimulée, le tout dans une écriture grasse et lourde.

Droguez vous mes enfants, vous serez un peu moins chiants...

samedi 7 octobre 2006

Un samedi fatigué...


Avec tristesse, constater que l'absence de desinhibition rend les soirées contrôlables, et donc ennuyeuses. Avant minuit, les gestes calculés, les paroles maitrisées. Toute une communication et son système. Les gens mangent, échangent et se plaisent dans la retenue.
Le regroupement s'organise autour de sujets classiques ou se mélangent actualités, travail, anecdotes, nouvelles de fréquentations communes.
Certains cherchent même à être sincères, pire, à s'intéresser aux autres dans le simple but de partager.
Le moment est long, principalement alimentaire et les stimulations basiques, d'ordre visuel. Celui à ma gauche veut pourtant simplement baiser celle d'en face. Elle donne longtemps l'impression de ne pas s'en rendre compte. Elle a plus de 25 ans.

La seconde partie de la soirée dévoile les bas instincts.
On oublie les cv, les responsabilités, et le mouvement entre en scène. Une nature envahissante. Quand l'artifice ordonne le réel, quand l'éthylisme reprend le jeu en main, les regards se dilatent enfin, on se frôle. Sous la musique une main contre ma bite. Des doigts boudinés aux phalanges larges. Les dos se tournent aussi vite qu'ils se font face.

Encore un peu et les odeurs de corps englués envahissent cette animalerie; les gens en cages dorées sont déjà rentrés chez eux. Le sentiment de liberté explose avec l'absence de repères. La vulgarité remplace l'ennui maitrisé, des langues un peu partout autour, moites et avides de reconnaissance.

Je rentre sain et sauf, décidément passionné de beauté intérieure.

mercredi 4 octobre 2006

Pour une nouvelle vie...


Il y a une infinie tristesse à déambuler dans les couloirs de Carrefour une liste à la main. Cette liste n'est pourtant qu'un début. J'affiche désormais mon statut de célibataire. Au bout du tapis roulant, une caissière obèse. Je couve quelque chose. Entrer dans une vie, quelque soit la manière, ou écouter la raconter. Rapidement, on me raconte, on me détaille, on me développe. Rapidement on se cloisonne. Parce qu'un mur ne suffit pas, il en faut construire d'autres pour qu'enfin la rencontre se fasse dans une sorte de cadre.
La faute au temps, forcément. La faute à moi, surtout.
Arriver dans ces multiplications d'histoires, d'enfances, de salaires, de silhouettes, de voix et de chattes. Constater l'ampleur des dégâts passés, et l'incapacité d'interagir, juste prôner cette soumission aux traits, aux comportements, cette acceptation de l'autre pour éviter d’y voir un peu de soi, suffisamment pour s'assoir un moment, et tenter l'échange...

vendredi 30 juin 2006

baisons!!!


Le temps, accablement de la condition féminine.
La femme profite d'un pouvoir immense, intense mais cruellement éphémère. Sa beauté est à composante essentiellement physique quand l'homme potentialise son corps par un attrait social non négligeable.

Un pouvoir féminin, une perte, dont le déclin commence à 30 ans; triste possession. Si l'atout physique peut, l'espace d'une illusion nocturne, revivre par un attirail cosméto-vestimentaire de plus en plus subtil, les matins ravageront sans cesse la chimère nocturne.

Cette condition si puissante pendant leur jeunesse : mettre à genoux une facile majorité de mâles et leur cerveau primaire, restera une vie durant une recherche permanente comme une fuite de tissus : quand le derme marque les expériences vécues,la queue se faufile et file.

La femme d'occasion devient alors une expérience, un fantasme quelconque, basique,destinée à une paupérisation certaine.Un constat violent, arbitraire, celui d'un jeu perdu d'avance et dont les règles sont hélas souvent dévoilées après la trentaine; dans une terreur certaine pour celles qui ont cru voir un prince dès l'adolescence et qui déboulent tardivement en célibataire sur un marché révolu.

La, cette femme, toute de noir vétue, talonnée et blondie, elle touche du doigt les débuts d'un combat éternel. Son image est sa lutte. Bientot, les maçons siffleront moins sur son passage, l'ouvrier du batiment, un baromètre à égo, un ennemi improbable.

Baisons.

lundi 26 juin 2006

les juilletistes bordel!!!



Les juilletistes n'ont pas encore croisé les aoûtiens que déjà j'en suffoque. Les vacanciers partent en vacances. Et ça va cramer sur les plages, ça va chier dans l'eau, suer dans les slips trop courts, puer dans les godasses, bouffer de la glace épaisse parodie d'Italie, sentir la crème, rougir, rosir, draguer, danser le soir avec un "c" à la place du "s", s'abrutir, dormir et péter dans le sable, s'écraser de bagnoles en bagnoles, oublier le paysage, refaire le plein, transpirer dans les files d'attente, se sentir libre à porter des tongs, moquer les Allemands beaucoup plus ridicules et les Anglais trop blancs.

Ça va en balancer du sac en plastique, des détritus sur l'herbe, les campings bruyants, les habitués des camping-cars, les surfeurs idéologues d'un monde magique et profondément con, ça partira loin dans certains cas histoire de voir à quel point le soleil est aussi présent là-bas mais en plus perpendiculaire, ça va même parfois trop souvent emmener sa télé portative et abandonner son chat, ça va vomir de la bière et fumer des pétards avec l'étrange impression d'être enfin libre, ça va prendre des photos floues.

Tenez, regardez cette fille : un truc dans le nombril et un casque sur les oreilles. Elle ne sait pas qu'on peut encore prendre des photos en noir et blanc, elle ne sait qu'une chose, c'est son timing. Bronzer dormir dancer bite capote et ainsi de suite. Sa mère en est fière car elle la voit en transparence : c'est elle, comme elle lui ressemble et surtout comme elle est jeune la pauvre conne sur le filet du catamaran à se croire la fille de quelqu'un. Et le père en short Lacoste ne voit pas qu'il sent la crème et qu'il ne vivra qu'une fois.

N’oublions pas que Pathétisme prend une majuscule !

(en attendant je veux partir au pôle nord prendre la même photo!!)


samedi 27 mai 2006

T'en reviens pas hein?


... Moi, depuis l'âge de quinze ans, tu sais, les filles que j'ai embrassées en leur faisant l'amour, elle peuvent se compter sur les doigts d'une main. T'en reviens pas, hein ? Je te jure que c'est vrai : sur les doigts d'une main ! Et pourtant, je te le répête, ce ne sont pas les occasions qui m'ont manqué. Je suis un Don Juan contrarié, je suis un fidèle, un idéaliste, je suis un romantique, je t'assure...
Et pourtant, je pourrais être acteur porno tellement le sexe m'obsède, tellement je trouve les femmes désirables, tellement mon désir et ma vitalité débordent, tellement je suis insatiable sur ce point. Mais il faut bien que je me résolve à l'idée que je suis l'homme d'une seule femme. Ou, plutôt, soyons précis, de plusieurs fois une seule femme, ma courte histoire l'a déjà prouvé - déjà plus de 10 ans non-stop de vie de couple à un peu plus de 20 ans, et avec deux femmes seulement : c'est pas rien, non ?
J'arrive pas à être léger, il n'y a rien à faire. La plupart des mecs de mon âge sont blazés par ce genre de trucs. Ils ont tous connu plein de filles, plein de bouches, de langues, de culs, de paires de seins, ils ont tous pratiqué pleins de corps et ça ne les fait plus autant vibrer que moi...
Moi, je reste fasciné. Pour moi, une inconnue, une fille de façon générale, c'est une fête, une aventure, et son corps offert, le plus inespéré et précieux des trésors. C'est peut-être naïf, mais je m'en fous. Je la revendique, même, cette naïveté, j'en suis fier, je suis très heureux de l'avoir conservé intacte parce qu'elle m'a réservé de trop rares mais trop intenses moments de bonheur ...

samedi 6 mai 2006

remerciements caractéristiques ...


Je remercie solennellement Mango, H&M, Zara, Etam, Pimkie et Jennifer.
La dépendance est douce. Les culs et les hormones explosent à chaque coin de rue. La tendance se résumera donc aux larges lunettes siglées, aux jeans moulants partiellement usés, aux ceintures unies roses ou blanches pour certaines qui n'oseront pas immédiatement la jupe, en jean, moulant la taille, qui se plissera à mi cuisses ou elle s'arrêtera définitivement.

A la table près de moi, un homme d'environ 50 ans, à peine plus loin, un trentenaire, plus ou moins en face, deux adolescents. Observer les autres qui observent, et se rendre compte de l'évidence...

Une jolie blonde élancée ose et passe à quelques mètres, une jupe courte, des sandales en semelle liège hautes, un haut noir moulant.
Une conversation ainsi qu'une lecture s'arrêtent, des têtes se lèvent, scrutent d'abord à droite ou à gauche comme pour mieux simuler l'erreur, et reviennent focaliser sur le corps ferme et ondulant. Des cheveux, des hanches, des talons, des seins comme autant d'yeux sur elle, autant de possibilités, de fantasmes, de projections. Personne ne la désire à l'identique, pauvre blonde.

Le plus agé croise mon regard, puis sourit. Un sourire de compréhension, qui pourrait dire "Je sais, je l'ai vu moi aussi". Je regarde les deux ados, qui regardent le plus vieux. Nous nous sourions tous, le trentenaire s'y mèle comme pour dire "moi aussi j'en suis, je suis désolé" Un sourire. Un sourire de niais si bon. Ces 10 secondes passées font état de notre condition.

De ce désir indomptable qui ramène à une préhistoire comportementale absolument présente. Nous sommes devenus des bites. Nous prenons dans le paysage sociétal des bouts de femmes, des bouts de jambes, des morceaux de tissus, la femme dans un mixage mental habile, un nem et sa feuille de menthe, à engloutir d'une bouchée dans un cerveau complètement vide.

La valse continue, nous nous oublions, puis le temps revient, doublé par deux brunettes extrement sexy arrivées d'un arret de bus, vulgarité compostée et queue de cheval un peu haute. L'envie monte des tables, caractéristique, transgénérationnelle.

Nous n'osons plus nous regarder. Se mettre la tête dans nos verres, partager avec l'inconnu, avouer la décadence, le pathétisme de nos comportements. Le savoir sans le voir, nous sommes trop identiques. Combien d'érections aujourd'hui, combien de complots oniriques se sont joués là, devant un verre glacé...

Sentir l'été qui arrive... et penser a rentrer histoire de reviser!

dimanche 23 avril 2006

Petite misogynie du couple !


Dernière horreur : le « couple fusion ». Là encore, la réalité dépasse les bornes de la fiction. Combien de ces gens des deux sexes s'imaginent à perpétuité l'un avec l'un sans autre mot à se dire que faut faire les courses !
Ils sont des centaines de milliers, dès le plus jeune âge, écoutant les élans d'un cœur naïf. Des centaines de milliers à rêver du chez-soi au plus vite, en imaginant que l'autre, ce fameux différent, va leur apporter ce qu'ils n'ont pas eux-mêmes.
Le « couple fusion », la grande illusion. Car l'autre, à moins de se faire siamois, reste imperturbablement un étranger.
Oh, off course, on célèbre dans les campagnes des noces d'argent....
Mais franchement, regardons-les, ces desséchés du temps qui passe, combien d'entre-eux ont vu New York en chantant Aznavour un soir de cuite au Champagne ?
Et ce vieux qui sourit, où a-t-il pris l'habitude de se cacher ? Dans quel jardin secret trouve-t-il refuge pour échapper à celle qui le cherche ? Et elle, les poils aux mentons, la moustache parsemée des illusions de l'amour… hein ? Qui en voudrait encore ?
Allons, reprenons-nous. Le « couple fusion » est à l'amour ce qu'il est au nucléaire : d'une grande improbabilité !

vendredi 14 avril 2006

Moi, moi, moi.... et puis eux!


Depuis tout petit, je n’ai que moi, mais je m’ai bien. Et pas qu’un peu.
Personne d’autre ne peut se vanter d’un tel conformisme, d’un tel miroir.
Moi je, moi-moi, encore moi, et sous tel angle, et l’autoportrait, et le personnage. Moi, toujours. C’est un peu minable, mais je n’ai que ça en magasin.
Notez bien, toutefois, que chez d’autres, c’est pire!

Donc pour changer peu ou prou (ou pas du tout!) je m'en vais vous expliquer l’éloge des médiocres!

En effet depuis qu’on a mis de jeunes imbéciles nés dans des boîtes de nuit, j’ai l’impression qu’on a mis à nu un nouveau mode d’accomplissement social. Celui de l’éloge des médiocres. Il me semble qu’il est bon de faire la généalogie du phénomène, tant la chose est importante.

C’est un fait. Être mal né, ça tombe mal.
Autrefois, les enfants très mal nés portaient des noms terribles. Je me rappelle très bien d'une Christelle ou peut etre juliette.. En CE2! ou une epoque tres proche.. on la traitait de Mongol, elle était débile légère, se pissait dessus, nous crachait à la gueule, mangeait des chewing-gums sans les mâcher...
La méchanceté de nos âmes d’enfants était compensée par une peur étrange de cette fille.
Quel mal mystérieux la rendait si bête, et dingue en plus ?
Alors, finalement, on l’aimait bien. On n’en aurait pas fait une star, mais fallait pas l’embêter, on la défendait.

Et comme depuis quelques temps, l’ascenseur social étant particulièrement en panne, voire revendu en pièces détachées à la Corée du Sud, on assiste à la mise en évidence des médiocres.
Depuis les rappeurs jusqu’au technoïdes, en passant par les acteurs fils à papa, les actrices du même genre, les entrepreneurs héritiers des délocalisations paternelles, passons.
Dire du bien d’un artiste qui travaille, c’est etre ringard, réac. C’est vite fait. Bref.

La télévision remplace donc, par tirage au sort, comme le Loto, les hommes noirs de la République, morts et enterrés par Jack Lang, mongolissime en chef de l’ascenseur social à paillettes.
Au milieu des milliers de médiocres ne sachant que faire, il est bon d’en choisir des bien galbés, des propres, des représentatifs, des capables de vivre sans un livre pendant des années, et d’y ajouter deux ou trois salopes du même gabarit, l’érotisme du verbe en moins.
Ceux-là ne lisent pas, même l’annuaire, ils s’en foutent, vu que leur carnet d’adresses est déjà enfoui dans leurs téléphones portables.

Le monde est devenu, en vingt ans, tout à coup minuscule. La voilà la mondialisation, la vraie.
Les têtes se rétrécissent aussi vite que la forêt amazonienne, on se contente de peu, et les nouveaux rois sont totalement médiocres...


quel con!


L'intensité se révèle parfois dans la perte de repères.

Quand les sensations se mélangent, se dispersent, quand les codes disparaissent et qu'une construction impalpable s'érige comme une image floue, vaporeuse. Ne plus voir, discerner, ne plus toucher, frôler, ne plus sentir, mélanger, ne plus entendre, vaciller.

Un petit drapeau blanc flotte au bout de ma queue, en réclamation d'une paix improbable.

Ni complètement pareil, ni complètement différent. je suis un "ni-ni". Quel con.

dimanche 9 avril 2006

la proximite de la folie!


Depuis que je suis en âge de côtoyer des gens, je m'inquiète avec étonnement d'une certaine proximité. Non pas la leur et la mienne. Non, une proximité bien plus étonnante encore : la proximité de la folie !

Enfant, je croyais que la folie s’était l'apanage des fils de familles bizarres, et puis surtout des fous, tels et reconnus comme tels… L'adolescence me fit découvrir Mélanie, totalement hystérique, aussi fraîche qu'un cadavre, se bâtissant de crises en crises une réputation à sa hauteur. J'ai même cru en finir en devenant grand, la vie active, comme ils disent.

Mais tous les jours qui passent démentent mon enthousiasme puéril. Le monde est peuplé d'individus sous tous rapports semblables à leurs voisins, ce qui ne fait qu'aggraver la chose. Des fous, des croyants, des maniaques, des stressés, des perfides, des sadiques à la tonne, là, au milieu de leurs semblables, se faisant passé pour une espèce de normalité.

J'ai vu des grandes personnes pleurer pour des pacotilles, d'autres se mettre à gueuler pour rien, il paraît que certains se flinguent, un gars, un pompier volontaire m'a donné quelques scénarios… Descriptions et décors compris! ecoeurant.

Des gens diplômés, des manuels, des ingénieurs, l'homo sapiens est dérangé. Il est violent, et sans logique, trop sensible ou trop froid, l'homo sapiens me fout de plus en plus la trouille.

Et le pire, c'est que Kubrick avait tort. HAL n'existe pas. (Le robot qui va tout débrancher.) C'est le contraire, on branche des robots et des cinglés, et ça donne Internet…
Mais je m'accroche vous en faites pas!



P.S: relisez ceci en ecoutant "the libertines-the good old days"... ou bien dans un autre style "Television personalities-Diary of a young man" ou "Cat powers"..
enfin, du bon son! vous verrez c'est fou comme tout change selon la musique...

samedi 8 avril 2006

a la 3eme personne...


C'est dans un trajet circulaire qui devait être le milliardième que lui vint l’idée de ne plus chercher quoi faire, mais d'acquérir l’envie. Peu importe de quoi, juste un minuscule désir qui viendrait se nicher dans sa danse inutile.
Il eut d’abord l’envie de visiter l'Inde et la surface lunaire, puis de manger des pommes de terre à la braise, de gouter des glaces au melon, de boire des médocs, puis d’allumer un feu, de danser en fermant les yeux, de chanter à tue-coeur des mélodies qui lui tiennent à tête ; puis d’aimer, de s’émouvoir, de lâcher prise…
Un instant lui vint même l’envie de sourire. Il soupira en songeant à tout cela et murmura « pas possible »..
Alors il eut l’envie de trouver un fusil ou du poison pour tuer le temps. Et comme il ne trouvait pas, il errait désoeuvré et gâché. "Quelle merde!"

jeudi 6 avril 2006

Désir et amour ne font pas bon ménage!


"Ils sont antagonistes, se combattent, s'excluent souvent. Les mots nous trompent : plus on aime, plus on a du mal à faire l'amour. Plus on adule, plus on respecte, moins on bande. Stendhal a cent fois raison, ce malheur est extrêmement commun.

C'est le syndrôme trop belle pour moi. Trop admirable. Trop aimable, au sens exact du terme. Peu d'hommes le savent, moins encore l'avouent, mais tous le sentent. C'est leur angoisse fondamentale dès qu'une femme leur plait.
C'est le grand secret de la désinvolture amoureuse des garçons dont les filles se plaignent depuis la nuit des temps. De leur besoin de découper la femme en morceaux, en bout de désir et de fantasmes, les cheveux, les seins, la bouche, le cul, les hanches, les jambes, les chevilles, tout et n'importe quoi, mais surtout pas la femme entière qui vous rappelerait qu'on l'aime tant.
De la nécessité de draper ces morceaux de fantasmes de tissu (..) pour les voir sans LA voir, pour transformer les jambes dans leurs bas, la poitrine gainée dans sa guépière, comme autant de marchandises prêtes à l'achat.

Une désacralisation. Une protection. Une armure.
Une garantie du plaisir des garçons, mais aussi celui des filles. Paradoxe cruel."

E. Zemmour, Le premier sexe.

mercredi 5 avril 2006

c'est l'invasion...


C'est plus possible, c'est l'invasion,
De la pétasse à n'en plus finir en rayon
Y'en a marre marre. Je vais flinguer de la pétasse à la pelle, des coups sur la tête vide, même pas des salopes, juste des pétasses, la figure ridicule la voix haut perchée aucun talent, la voilà la femme de demain ?
Non plutôt crever leurs jolis ventres plats et leurs faux seins en plastique. Déchirer avec des clous rouillés leurs peaux médicamenteuses, ne plus les voir en photo, celles qui, en étant des modèles, dégradent un art, un art mineur, mais un art la photo.. tout de même ! Qu'on leur grille les cheveux décolorés, qu'on leur crève les yeux, qu'on leur délifte le menton, qu'on les fasse taire! Qu'on les enferme et pas que la nuit les pétasses, dans des faubourgs insalubres avec leurs mères idiotes et leurs rêves de Luxe, de voyages et de paquebots à gros moteurs diesel. Qu'on leur fasse bouffer les lettres des secrétaires qu'elles ne seront que sur le tard...

Ah mais que faire ? Les racheter pour leur couper la langue ? Les interdire à la publication ? Mais que viennent-elles faire dans mon champ visuel ces mêmes pas putes ? Ces adolescentes diaphanes et colorées pleines de produits chimiques ? Ces surgelées du clitoris, ces lubrifiées de la lèvre siliconée? Ces piercées de l'anus, à la déféction revendicative, et les poses en studio.. les lumières tungstènes faudrait que ça leur crâme la gueule ! Ha la vie Paris-Match!

A mort ! A mort les connes ! A bas les strings aussi, tiens, pendant qu'on y est ! C'est indécent ! C'est laid, ça cache rien ! C'est même pas bandant ! C'est de l'hypermarché les pétasses en string, du Brésil de pacotille sur des cul en os ! Nous faudrait du moulant du joli du qui cache ! Cachons un peu merde ! Le désir un peu ! Non ?

Que font les directeurs de pub ? jamais eu autant de couvertures à petasses ! La guerre putain, c'est la guerre, ça doit être la guerre ! Ces pétasses en maillot toutes pareilles, toutes standards, même pas rondes un peu, toutes sortit du même moule industriel, putain les tuer.

Même doucement tiens. Même doucement.

Et puis du noir et blanc pour finir!

mardi 4 avril 2006

les jeunes...


Quand j'étais encore particulièrement jeune, j'allais refaire le monde.
Et puis depuis hier soir, je m'en fous de ne plus être assez jeune pour le croire, sans pour autant être assez vieux aux yeux de ceux qui le sont vraiment.
Parce que les jeunes m'ennuient. Pas tous. Mais PRESQUE.
Ils m'ennuient quand ils causent à leurs portables.
Ils m'ennuient quand ils bouffent des pizzas en regardant la télé comme si c'était révolutionnaire.
Ils m'ennuient quand ils se marrent si je leur propose de lire un livre, une revue, une page, allez, un paragraphe, quelques lignes quoi !
ils m'ennuient quand ils ne savent pas pourquoi ils manifestent..
ils m'ennuient profondement quand ils se bourrent la geule sans trop savoir pourquoi.
Ils vivent en petits couples, avec des jeux vidéo et des parents.
En gros rien de plus con qu'un jeune la plupart du temps. Et je ne parle pas de politique...

lundi 3 avril 2006

citation...


une citation qui ironisera juste ce qu'il faut sur l'existence même de ce blog

« ...le problème n’est plus de faire que les gens s’expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. »

Gilles Deleuze.

bon tant pis, j'aurais essayer!


D'ordinaire, j'aime assez ces petites choses au goût d'ordinaire, justement.
Un ordinaire au bistrot, après les cours, pour lire un peu... ou bien encore, le dimanche soir pour prolonger le temps libre... Un ordinaire, et l'on se sent heureux, simple, membre d'une communauté de gens simples, sans connotation.
Exit le chic, le bon goût, l'originalité; welcome monsieur ou madame tout le monde. Joie populaire.

Passés les tortures philosophiques de l'adolescence, passés les exhubérantes manifestations d'originalité de la vingtaine, l'approche de la trentaine (oup's je n'ai que 22 ans!) fait que j'apprécie l'ordinaire, le destin d'un être paisiblement ordinaire parmi des millions. "Ah mes amis les humains."

Hélas, je suis las, un fossé, semble-t-il, sépare les ordinaires des ordinaires. Car l'ordinaire c'est aussi, ce fameux "racisme ordinaire", le "sexisme ordinaire", la "violence ordinaire", la "bêtise ordinaire"...

donc l'ordinaire ne serait donc pas si ordinaire!!
alors pour les jours qui viennent penser a trouver autre chose que l'ordinaire comme quotidien..
car a la reflexion trop de problemes dans l'ordinaire ordinaire des gens ordinairement ordinaire!!

dimanche 2 avril 2006

cliché de vie..


Hier j'ai bu, j'ai fumé, le tout en hypertension.
Pathétisme doit prendre une majuscule.
J'aurai 30 ans dans un peu plus de cinq années. (2555 couchers de soleil exactement..)
Fatigué, drogué, alcoolisé..
Matinée en terrasse, un bouquin et des gens qui passent.
Du soleil dans les yeux. Sensationnel.
On doit pouvoir encore faire mieux...
L'addition svp.
il faut bien continuer, ne plus s'arreter à attendre l'improbable, et profiter parce que le choix est une chance...
mais la fertilité de l'esprit me contamine.
imparable fertilité qui reclame chaleur et entretien.
alors je rentre, parfaire mes idioties romanesques!

"une personnalité, c'est un luxe qui me coute trop cher. je veux etre un spectre
banal.j'en ai assez de ma liberté de pensée, de toutes mes connaissances, de ma satanée conscience!" martin page...


jeudi 30 mars 2006

une solution!


Pas trop grosse ?
Pas trop bête parfois, pas trop courte cette jupe, pas trop différente, pas trop nature, pas trop jalouse, pas trop blondes ces mèches, pas trop moulant ce haut, pas trop semblable aux autres, pas trop démonstrative, pas trop indépendante, pas trop petits mes seins ?
Pas trop superficielle, pas trop maquillée, pas trop discrète, pas trop fort quand je rigole, pas trop de cellulite ici, pas trop originale ma copine, pas trop gentille en général, pas trop l'âge que j'ai vraiment, pas trop petite quand même, pas trop mauvaise mine en ce moment ?
Pas trop fourchues mes pointes là, pas trop bu l'autre soir, pas trop gloss ce gloss, pas trop collante, pas trop naïve, pas trop pénible avec mes questions, pas trop réservée, pas trop (fo)folle, pas trop exubérante, pas trop salope ?

Répondre Non à toutes, répondre Jamais à une.

samedi 25 mars 2006

que dire de plus!


Les jours s'écoulent étrangement ces temps-ci; je laisse un peu faire sans vraiment comprendre ni pouvoir réagir. Je vais la chercher vers 18h, elle vient chez moi, plaisante, souriante, Enfantine.
Elle file dans la cuisine à peine arrivée, coupe des choses comme des légumes, utilise des trucs comme de l'huile d'olive; ensuite il y a des mélanges, un four qui ne s'était pas ouvert depuis 2005, ça cuit, ça sent le sain, ça pourrait presque me plaire.

Alors moi je peux ecrire tranquillement, pas trop loin, je fais semblant de voir si on a besoin de moi; une main me fait gouter, me sourit aussi, me frôle.
La vie reprend son cours réel quand une amie m'appelle et que j'entends depuis ce qui me sert de cuisine,
"qui c'est ?" Une amie ? Elle est comment... ?".

Rassuré, le rose momentané ferait presque oublier que tout virera au gris bientôt.
elle est un pansement Urgo. Qu'envisager de plus...

question/réponse..


Pourquoi toutes ces filles offrent leur cul à la pire espèce de mecs, les instables?

parce que la découverte de soi passe par le tiraillement, par la manifestation de son côté sombre, par l'expérience du mal : ne pas se brûler pour comprendre la flamme, se brûler pour connaître la douleur..

dimanche 19 mars 2006

en vrac..

la virginité est le paraplégisme de la modernité.

Sans alcool, sans drogue, sans sexe, il ne se passe rien et quand je ferais la vaisselle juste après avoir mangé, ma vie sera définitivement foutue.

je suis un handicapé du devenir à cause d'elles. Toutes.
Conclusion : la simplicité n'a aucun intérêt.
L'épanouissement dans la monogamie est une revendication sociale plus que physique, artificielle et périssable, son but ultime, éviter l'anarchie sexuelle.

Fais attention a tes pensees,
Car elles deviendront des paroles.
Fais attention a tes paroles,
Car elles deviendront des actes.
Fais attention a tes actes,
Car ils deviendront des habitudes.
Fais attention a tes habitudes,
Car elles deviendront ton caractere.
Fais attention a ton caractere,
Car il est ton destin.

Le goût des uns et des autres se ressemble, parce que leur maison se ressemble, leurs études, leurs amis, leurs lectures sont clonées sur leurs étagères; les chattes se rasent dans certaines chaumières, dans d'autres on y élève déjà les premiers mioches, souvent moches.

Les chiffres parlent d'eux mêmes, homogènes, démoniaques, la fille de médecin ne suce pas l'agriculteur. Ils ne se rencontreront sans doute jamais.

Voulez vous accepter d'être mis dans les contacts de...?
Il y a des questions dont on pense de loin qu'elles peuvent changer une vie. Une vie facilement minable.

on constate souvent quelques jours après une rupture qu'on a passé deux, trois, sept ans de sa vie avec une conne. Bouclons le tout. Il suffit de ne pas trop y croire.
"Objet trop vainement aimé"





samedi 4 mars 2006

hommage au poinconneur...


Je voudrais que la terre s'arrête pour descendre.

La connerie, c'est la décontraction de l'intelligence !

Je connais mes limites. C'est pourquoi je vais au-delà.

Le masque tombe, l'homme reste, et le héros s'évanouit.

Faut savoir s'étendre Sans se répandre.

La laideur a ceci de supérieur à la beauté qu'elle ne disparaît pas avec le temps.

On aime une femme pour ce qu'elle n'est pas ; on la quitte pour ce qu'elle est.

La mort a pour moi le visage d'une enfant Au regard transparent.

Mieux vaut pleurer de rien Que de rire de tout.

Qui ne s'est jamais laissé enchaîner Ne saura jamais ce qu'est la liberté.


jeudi 2 mars 2006

certains l'aiment chaud..


Le Dimanche est absurde; le célibat impose souvent son écoulement au passé. Et si ces évênements revenaient, si le temps n'était que cette boucle finalement.

Le Dimanche est psychologique et se vit comme tel, alors les occupations sont nécessaires pour le refuter, fermer les yeux en s'activant est encore la meilleure solution pour ne rien constater.

J'imagine tout ce que je peux faire d'un jour fermé sur le monde mais trop ouvert sur moi, et moi seul, alors je n'en fais rien.

Il y a une fille qui quelque part peut faire bander mon cerveau, en attendant il se branle tout seul en pensant à toutes les autres.

on dit seulement merci!


"Entre les désirs et leurs réalisations s'écoule toute la vie humaine.

Le désir, par nature, est souffrance; la satisfaction engendre rapidement la satiété : le but étant illusoire, la possession lui ôte son attrait; sous forme nouvelle renaît le désir, et avec lui le besoin : sans quoi, c'est le dégoût, le vide, l'ennui, adversaires plus rudes encore que le besoin.
Quand le désir et sa satisfaction se succèdent à des intervalles qui ne sont ni trop longs, ni trop courts, la souffrance, produit commun de l'un et de l'autre, baisse à son niveau le plus bas : et c'est là la plus heureuse vie."

Schopenhauer, le monde comme volonté et représentation...

vendredi 24 février 2006

un samedi soir sur la terre..


En général, la jeune moderne du Samedi soir lit Cosmo, flirte chez H&M et Mango, parce "qu'en cherchant bien y a des trucs sympas", porte des jeans dans ses bottes, boit des cafés près de Zaza et Séphora, papote devant Sex & the city et Desperate Housewives et n'a pas raté hier, La nouvelle Star. Si elle n'a pas d'épis et les cheveux suffisamment nombreux, elle a une frange asymétrique depuis quelques mois, et si elle est embourgeoisée ou de classe prolétarienne, une french manucure, douteux dans le dernier cas.

Si tu te reconnais, j'ai déjà envie de te baiser.

Evidemment, dans la masse, il y en a toujours une d'un peu plus névrosée, à l'enfance moins évidente, un peu bohème, plus naturelle, moins entretenue voire brouissailleuse, qui s'endort sous une photo de Brel, Brassens et Ferré et qui fume ses roulées toute la soirée. Elle mangera un peu moins parce que la végétarienne revendique autant les cinq fruits et légumes que l'envie de philosopher. Elle a le rire discret, étouffé comme elle dans une personnalité feutrée. Elle se fera aussi baiser, fatalement, comme pour excuser sa présence.

Il n'y a rien de pire que l'intolérance.


mardi 21 février 2006

premonition

Le temps me lasse, je sors.
Le champagne est bon ce soir, merci Mlle M.
Désormais je veux des mélis-mélos.
Voilà qu'elle arrive, ah non, un peu trop dans ma tête, un peu trop dans mes verres, les minutes en atteignent quarante de trop.
Une blonde entre, les cheveux bouclés, je la connais de temps anciens, baisé dans des débuts, sans conviction autre que celle d'apprendre. Elle s'accroche à moi en attendant son rendez-vous, me parle, raconte, mariage, divorce, travail, enfant, appartement, oublie volontairement...
Sur le marché sexuel, elle ne vaut déjà plus grand chose, et dans ce bar foulé par de jeunes pétasses fermes, galbées, courbées et affutées, sa présence me dérange, je veux vivre mon humiliation tout seul comme un grand, regarder ma montre encore et encore, appeler des gens pour me donner consistance et attendre simplement qu'elle ne vienne pas, cette jolie pute...
"Tu as des nouvelles de gens du lycée ?" Je réponds pas des hum, par des bruits, de la fumée de cigarette, des sourires forcés, la porte s'ouvre et n'arrête pas. La blonde demande des nouvelles d'un ami divorcé, tout le monde approche 30 ans, tout est normal.
je rentrerais pas seul. piegé je l'aurais, piegé je serais...

mercredi 8 février 2006

pour pas oublier...


On nous ment. On se ment. On ment tout le temps, à propos de tout. La publicité ment : elle fait croire aux propriétés mirobolantes de tel produit, au bonheur que procurera tel achat, elle fait rêver mais elle ment. Les politiciens mentent : ils allèchent les citoyens de programmes électoraux qu’ils ne suivent pas une fois élus, leur finalité première étant de se faire élire.

Les autorités médicales mentent : elles se contredisent les unes les autres, manipulent les statistiques sur les taux de réussite de tel traitement, sur les effets secondaires de tel médicament ou les miracles de telle pilule, et promettent ainsi un "meilleur des mondes" grâce aux biotechnologies. Les médias mentent : les faits sont traités unilatéralement, déformés, biaisés, passés sous silence… Comment pourraient-ils faire autrement, quand on sait dans quelle minorité de mains ils sont regroupés et quels intérêts se trouvent derrière eux ?


Rien ni personne n’est épargné par le mensonge, la manipulation, la séduction, la triche. Certains mentent délibérément, pour convaincre, pour vendre, pour leurrer, pour obtenir une position dominante. D’autres mentent par omission, ignorant certains faits ou n'en présentant qu’une part, en négligeant ce qui pourrait nuire à leurs intérêts. D’autres encore mentent parce qu’ils se leurrent eux-mêmes, prenant leurs propres illusions pour des réalités. On ment aussi parce qu’on finit par ne plus savoir où est la limite entre le vrai et le faux, tant le monde d’aujourd’hui existe davantage dans le virtuel, le cyberespace, sur des écrans, dans l’immatériel, en étant de plus en plus coupé du réel, du vivant.


On ment à tout va, certes, mais faut-il s’en offusquer ?… Faut-il faire la chasse aux menteurs, aux manipulateurs, à ceux qui abusent de la confiance des autres ? C’est le parti que prennent divers organismes et quelques médias. C’est faire fausse route, à mon avis. Tout ce mensonge, toutes ces manipulations m’apparaissent comme un excellent moyen d’apprendre individuellement une des leçons les plus importantes qui soient : " Ne croyons rien ni personne ". Testons, vérifions, comparons toutes les informations dont nous disposons. Devenons indépendant, responsable, autonome.


On croit quand on ne sait pas, quand on ne connaît pas. Qu’est-ce que la croyance ? Une hypothèse qu’on transforme en vérité sans l’avoir vérifiée. Cessons de croire et expérimentons davantage. C’est particulièrement vrai dans tout ce qui touche directement notre propre personne : santé, épanouissement personnel, spiritualité. Nulle raison de croire lorsqu’on peut vérifier les choses par soi-même. Pour les uns le citron est un aliment acidifiant, pour les autres il alcalinise : qu’en est-il ? Testez ! Testez-le sur vous. Nous ne sommes pas des machines. Chacun d’entre nous réagit différemment des autres et nos propres réactions varient aux divers âges de la vie. Telle approche conviendra à telle personne et non à telle autre. Nos vérités ne sont pas les mêmes et elles changent à mesure que nous évoluons et nous transformons.


Si l'on devait se défaire de tout le savoir accumulé dans sa tête, que l'on n'a jamais pris la peine de vérifier, que resterait-il ?… Une toute petite proportion de vécu, d’expériences personnelles, de certitudes intérieures. On affirme : " Les Serbes sont comme ci… ", " Le cholestérol fait cela… ". Qu’en sait-on personnellement ? Ne fait-on que répéter ce qu'on a vu dans les médias, dont la fiabilité est incertaine ? Il serait sage d'apprendre à faire beaucoup plus grand usage du conditionnel, du mode hypothétique, et ne parler de ce qu'on n'a pas vérifié soi-même qu’en des termes laissant ouvert tous les possibles.


Celui qui veut connaître le vrai ne peut plus aujourd’hui se fier aveuglément à qui que ce soit. Il doit apprendre à vivre avec l’incertitude, accepter le flou, être vigilant et critique, dans tous les domaines. " Malheur à l’homme qui, au moins une fois dans sa vie, n’a pas tout remis en question ", disait déjà Pascal. Cet adage est plus nécessaire aujourd’hui que jamais. TOUT remettre en question. Multiplier les points de vue, les informations. Se méfier de ses propres a priori, souvent influencés par nos conditionnement sociaux, éducatifs, religieux, etc. Transformer ses croyances en simples hypothèses, toujours susceptibles d’être révisées. On ne peut croire que dans un climat de confiance : à l’évidence cette condition est trop rarement remplie aujourd’hui par ceux qui demandent qu'on les croie. Alors ne croyons pas, ne croyons plus.


Le mensonge est omniprésent, …et finalement c’est tant mieux ! Il est temps de retrouver ses vérités propres, ses vérités intérieures, loin des dogmes et des normes collectives. Un animal sauvage sait beaucoup moins de choses que nous, mais il en connaît souvent beaucoup plus. Le savoir intellectuel lui fait défaut, il n’a pas le mental humain pour se gaver de faits, chiffres et idées qui ne lui appartiennent pas, mais il a un vécu de première main plus important, il est encore connecté à sa sagesse instinctive, à l’intelligence de la vie. Une métaphore : à un immense grenier rempli de semences inutilisées, préférer un jardin bien entretenu avec des légumes et herbes que l'on connaît bien. A un mental truffé de données non vérifiées, préférer un vécu individuel riche et personnalisé.


Un proverbe oriental dit ceci : " Si vous avez mal aux pieds, vous avez le choix entre recouvrir la terre entière de cuir… ou porter des chaussures. " Chacun a aussi le choix entre lutter contre toutes les sources de mensonge et de manipulation — vaste programme ! — ou renforcer son sens critique, multiplier ses expériences afin d’avoir, chaque fois que c’est possible, un vécu de première main, et garder du recul sur toute information qu’il n'est pas possible de vérifier. Le mensonge ambiant peut ainsi servir de terreau pour cultiver la vérité en s'enracinant dans le réel et le vécu.

dimanche 5 février 2006

Qui suis-je? qui sommes nous?


Je suis le père noël, je suis dieu, je suis la solitude l’amour la peine la joie les illusions…
Pourquoi suis-je tout ca ? Je suis un homme.
Et comme tout homme qui se respecte j’aime inventer des choses qui rendent triste, et méchant par extension.
Pourquoi j’ai inventé toutes ces religions avec tous ces dieux ? Cette consommation frénétique ? Cette politique inutile ? Ces pays pauvres ?
A quoi cela peut il bien servir ? Pourquoi sommes-nous, plutôt pourquoi devons nous êtres bêtes et disciplinés ? Sous entendu bête et méchant… pourquoi dit on que la haine conserve ?
Je crois que l’on s’est tous perdus dans ce vide intersidérale qui nous entoure nous contient nous forme et nous transforme. Toutes ces choses sont inutiles et on le paie chaque jour que je fais… vous aimez vous lever pour déjeuner, aller bosser pour ramener de l’argent qui vous passeras sous le nez que vous le vouliez ou non.
Mon vécu aurait pu me faire écrire tous ca mais ce n’est pas le cas, mon réalisme est mon outil, mon incompréhension servira de forme.
Et puis je vous emmerde tous, je suis conscient de ce qui se passe et quand j’essai de vous prévenir du mauvais chemin que l’homme prend je passe pour quoi ? Pour un fataliste un jour pour un utopiste un autre… non je ne suis pas d’accord a quoi on joue je ne suis certainement pas seul a avoir cette vision d’esprit mais qui d’autre que moi… montrez vous bordel je me sens seul et je ne détiendrais pas longtemps encore cette force qui me pousse et m’aide a tenir debout...
Comment éviter les gens cons ? Ignorants de tout ? Incapable de penser à autre chose que leur gueule… l’homme a-t-il toujours été ainsi au cours de son évolution ? Il m’apparaît comme clair que nous devions êtres encore plus féroces et méchants il y a quelques centaines de milliers d’années.
Mais alors a quand un monde qui saura se servir de l’intelligence de ses hommes ?
Beaucoup saurez déjà nous sortir de cette merde si nous les écoutions.
Mais la fierté, sentiment dit humain, se fout de tous ca. Pourquoi écouter les autres quand soit même on peut juger critiquer et en gros faire un peu ce que l’on veut envers qui l’on veut…
« Pourquoi changer le monde de toutes manières je crèverais avant de voir la fin… »
Voila l’argument le plus bêtes que l‘homme est inventer pour générer ce suicide collectif passant inaperçu…
Vous m’accordez même plus le bénéfice du doute. Trop sur de vous et trop sur de l’inutilité de mes angoisses de mes peurs vous faites comme si de rien était.
Et la c’est parti. Allez ! a qui auras le plus de diplômes, le plus de mérites, de projets, de joies (fausses), de femmes (fausses), d’hommes, d’enfants, d’argent, de maison, de POUVOIR…
Vous me faites tous chier et de me dire que le suicide c’est pour les faibles ca vaut quoi ?
Et si j’en ai marre de toutes ces conneries ? Pourquoi n’aurai je pas le droit de décider quand partir ? Y faut que j’attende quoi ? Une balle perdu, une drogue trop forte, une femme psychédélique qui me refilerais le sida par haine de l’homme, un inconnu complètement tare qui me tuerai dans une ruelle sombre d’une ville que je ne connaissais pas parce qu’ils auras vu trop de film lui montrant comment faire, ou peut être vais-je devoir attendre un cancer généralisé ? Vous savez ce que vous attendez vous comme ca, a faire ce qu’on vous dit de faire sans broncher…
Vous êtes des esclaves fiers de votre aliénation.
Formaté à la bêtise, entretenue aux vices, vous devenez des zombies. Problèmes vous êtes vivants. Rassurez vous apparement plus pour longtemps…
(ecrit un hiver face a la mer en solitaire..)

samedi 21 janvier 2006

ok j'ai compris...


« Il avait toujours semblé à Antoine avoir l’âge des chiens. Quand il avait sept ans, il se sentait usé comme un homme de quarante-neuf ans ; à onze, il avait les désillusions d’un vieillard de soixante-dix-sept ans. Aujourd’hui, à vingt-cinq ans, espérant une vie un peu douce, Antoine prit la résolution de couvrir son cerveau du suaire de la stupidité. Il n’avait que trop souvent constaté que l’intelligence est le mot qui désigne des sottises bien construites et joliment prononcées, qu’elle est si dévoyée que l’on a souvent plus avantage à être bête qu’intellectuel assermenté. L’intelligence rend malheureux, solitaire, pauvre, quand le déguisement de l’intelligence offre une immortalité de papier journal et l’admiration de ceux qui croient en ce qu’ils lisent. (…)
Il avait passé la nuit à écrire. Dans un grand cahier d’écolier, après bien des tâtonnements, après des pages de brouillon, il avait enfin réussi à donner une forme à son manifeste. Avant cela, pendant des semaines il s’était exténué à trouver une échappatoire, à imaginer des faux-fuyants probants. Mais il avait fini par admettre l’effroyable vérité : c’est son propre esprit qui était la cause de son malheur. Cette nuit de juillet, Antoine avait donc noté les arguments qui devaient expliquer son renoncement à la pensée. Le cahier resterait comme le témoignage de son projet, au cas où il ne sortirait pas indemne de cette expérience périlleuse. Mais sans doute était-ce là avant tout le moyen de se convaincre lui-même de la validité de sa démarche, car ces pages de justifications avaient l’apparat d’une démonstration rationnelle. »

« Le grand problème pour Antoine fut de découvrir les mines merveilleuses qui, au milieu des roches et du minerai, abriteraient les diamants de stupidité. Pointer du doigt quelques imbéciles, la bêtise générale et ambiante, cela serait facile, mais c’est la plupart du temps le camouflage d’un jugement de valeur. Si on disait que le foot, les jeux télévisés, les médias sont stupides intrinsèquement, cela serait simple. Mais, pour Antoine, il était clair que la stupidité était plus dans la manière de faire les choses ou de les considérer que dans les choses elles-mêmes. En même temps, avoir des préjugés était stupide, aussi Antoine trouva que c’était un bon commencement pour sa nouvelle vie. »

« Quand on constate que l’on est un des rares à observer des principes moraux dans les rapports humains, il peut être tentant de sombrer dans l’amoralité, non pas par conviction ou par plaisir, mais simplement pour ne plus souffrir, car il n’y a pas plus grande douleur que d’être un ange en enfer, alors qu’un diable est chez lui partout. Antoine allait emprunter à ce comportement qui consiste à s’intégrer en offrant en sacrifice ses idéaux, la damnation permet tout, pardonne tout. »

« J’aimerais pouvoir dire, à la conclusion de cette aventure, comme le personnage de Joker dans Full Metal Jacket : "Je suis dans un monde de merde, mais je suis vivant et je n’ai pas peur." »

martin page...

mercredi 11 janvier 2006

mesdames ce messages vous est adressé...


Aurais-je perdu l'espoir de ce monde parfait? ou tous nous baiserions a l'unisson? ce monde ou l'argent ne serait plus l'angoisse premiere, ce monde ou le sexe reprendrait sa place premiere. c'est a dire la plus importante, la preoccupation vitale de toutes les generations...
LE SEXE mesdames et messieurs doit etre le moteur de notre monde...
si tout le monde se fait l'amour comment la guerre serait-elle alors possible??
c'est ce pourquoi mesdames je vous invitent toutes a y regarder a deux fois avant de refuser nos avances!! vous etes sans le savoir en possesion du remede miracle contre la betise humaine...

lundi 9 janvier 2006

sans bagages..



Prendre le train de nuit
Celui qui s'enfuit à l'infini
Dévaler les mornes plaines
Sous la lune qui n'en finit d'être pleine
S'évader derrière la fenêtre
du paysage sans cesse à renaître
Parcourue du sentiment de liberté
Respirer à nouveau d'une intense legereté
Les bagages posés sur le quai
bien plier les souhaits
Quitter une vie en souffrance
Abandonner les éternelles doléances
Enfin se délier du carcan
Je fais un pas en avant...