vendredi 30 juin 2006

baisons!!!


Le temps, accablement de la condition féminine.
La femme profite d'un pouvoir immense, intense mais cruellement éphémère. Sa beauté est à composante essentiellement physique quand l'homme potentialise son corps par un attrait social non négligeable.

Un pouvoir féminin, une perte, dont le déclin commence à 30 ans; triste possession. Si l'atout physique peut, l'espace d'une illusion nocturne, revivre par un attirail cosméto-vestimentaire de plus en plus subtil, les matins ravageront sans cesse la chimère nocturne.

Cette condition si puissante pendant leur jeunesse : mettre à genoux une facile majorité de mâles et leur cerveau primaire, restera une vie durant une recherche permanente comme une fuite de tissus : quand le derme marque les expériences vécues,la queue se faufile et file.

La femme d'occasion devient alors une expérience, un fantasme quelconque, basique,destinée à une paupérisation certaine.Un constat violent, arbitraire, celui d'un jeu perdu d'avance et dont les règles sont hélas souvent dévoilées après la trentaine; dans une terreur certaine pour celles qui ont cru voir un prince dès l'adolescence et qui déboulent tardivement en célibataire sur un marché révolu.

La, cette femme, toute de noir vétue, talonnée et blondie, elle touche du doigt les débuts d'un combat éternel. Son image est sa lutte. Bientot, les maçons siffleront moins sur son passage, l'ouvrier du batiment, un baromètre à égo, un ennemi improbable.

Baisons.

lundi 26 juin 2006

les juilletistes bordel!!!



Les juilletistes n'ont pas encore croisé les aoûtiens que déjà j'en suffoque. Les vacanciers partent en vacances. Et ça va cramer sur les plages, ça va chier dans l'eau, suer dans les slips trop courts, puer dans les godasses, bouffer de la glace épaisse parodie d'Italie, sentir la crème, rougir, rosir, draguer, danser le soir avec un "c" à la place du "s", s'abrutir, dormir et péter dans le sable, s'écraser de bagnoles en bagnoles, oublier le paysage, refaire le plein, transpirer dans les files d'attente, se sentir libre à porter des tongs, moquer les Allemands beaucoup plus ridicules et les Anglais trop blancs.

Ça va en balancer du sac en plastique, des détritus sur l'herbe, les campings bruyants, les habitués des camping-cars, les surfeurs idéologues d'un monde magique et profondément con, ça partira loin dans certains cas histoire de voir à quel point le soleil est aussi présent là-bas mais en plus perpendiculaire, ça va même parfois trop souvent emmener sa télé portative et abandonner son chat, ça va vomir de la bière et fumer des pétards avec l'étrange impression d'être enfin libre, ça va prendre des photos floues.

Tenez, regardez cette fille : un truc dans le nombril et un casque sur les oreilles. Elle ne sait pas qu'on peut encore prendre des photos en noir et blanc, elle ne sait qu'une chose, c'est son timing. Bronzer dormir dancer bite capote et ainsi de suite. Sa mère en est fière car elle la voit en transparence : c'est elle, comme elle lui ressemble et surtout comme elle est jeune la pauvre conne sur le filet du catamaran à se croire la fille de quelqu'un. Et le père en short Lacoste ne voit pas qu'il sent la crème et qu'il ne vivra qu'une fois.

N’oublions pas que Pathétisme prend une majuscule !

(en attendant je veux partir au pôle nord prendre la même photo!!)