samedi 27 mai 2006

T'en reviens pas hein?


... Moi, depuis l'âge de quinze ans, tu sais, les filles que j'ai embrassées en leur faisant l'amour, elle peuvent se compter sur les doigts d'une main. T'en reviens pas, hein ? Je te jure que c'est vrai : sur les doigts d'une main ! Et pourtant, je te le répête, ce ne sont pas les occasions qui m'ont manqué. Je suis un Don Juan contrarié, je suis un fidèle, un idéaliste, je suis un romantique, je t'assure...
Et pourtant, je pourrais être acteur porno tellement le sexe m'obsède, tellement je trouve les femmes désirables, tellement mon désir et ma vitalité débordent, tellement je suis insatiable sur ce point. Mais il faut bien que je me résolve à l'idée que je suis l'homme d'une seule femme. Ou, plutôt, soyons précis, de plusieurs fois une seule femme, ma courte histoire l'a déjà prouvé - déjà plus de 10 ans non-stop de vie de couple à un peu plus de 20 ans, et avec deux femmes seulement : c'est pas rien, non ?
J'arrive pas à être léger, il n'y a rien à faire. La plupart des mecs de mon âge sont blazés par ce genre de trucs. Ils ont tous connu plein de filles, plein de bouches, de langues, de culs, de paires de seins, ils ont tous pratiqué pleins de corps et ça ne les fait plus autant vibrer que moi...
Moi, je reste fasciné. Pour moi, une inconnue, une fille de façon générale, c'est une fête, une aventure, et son corps offert, le plus inespéré et précieux des trésors. C'est peut-être naïf, mais je m'en fous. Je la revendique, même, cette naïveté, j'en suis fier, je suis très heureux de l'avoir conservé intacte parce qu'elle m'a réservé de trop rares mais trop intenses moments de bonheur ...

samedi 6 mai 2006

remerciements caractéristiques ...


Je remercie solennellement Mango, H&M, Zara, Etam, Pimkie et Jennifer.
La dépendance est douce. Les culs et les hormones explosent à chaque coin de rue. La tendance se résumera donc aux larges lunettes siglées, aux jeans moulants partiellement usés, aux ceintures unies roses ou blanches pour certaines qui n'oseront pas immédiatement la jupe, en jean, moulant la taille, qui se plissera à mi cuisses ou elle s'arrêtera définitivement.

A la table près de moi, un homme d'environ 50 ans, à peine plus loin, un trentenaire, plus ou moins en face, deux adolescents. Observer les autres qui observent, et se rendre compte de l'évidence...

Une jolie blonde élancée ose et passe à quelques mètres, une jupe courte, des sandales en semelle liège hautes, un haut noir moulant.
Une conversation ainsi qu'une lecture s'arrêtent, des têtes se lèvent, scrutent d'abord à droite ou à gauche comme pour mieux simuler l'erreur, et reviennent focaliser sur le corps ferme et ondulant. Des cheveux, des hanches, des talons, des seins comme autant d'yeux sur elle, autant de possibilités, de fantasmes, de projections. Personne ne la désire à l'identique, pauvre blonde.

Le plus agé croise mon regard, puis sourit. Un sourire de compréhension, qui pourrait dire "Je sais, je l'ai vu moi aussi". Je regarde les deux ados, qui regardent le plus vieux. Nous nous sourions tous, le trentenaire s'y mèle comme pour dire "moi aussi j'en suis, je suis désolé" Un sourire. Un sourire de niais si bon. Ces 10 secondes passées font état de notre condition.

De ce désir indomptable qui ramène à une préhistoire comportementale absolument présente. Nous sommes devenus des bites. Nous prenons dans le paysage sociétal des bouts de femmes, des bouts de jambes, des morceaux de tissus, la femme dans un mixage mental habile, un nem et sa feuille de menthe, à engloutir d'une bouchée dans un cerveau complètement vide.

La valse continue, nous nous oublions, puis le temps revient, doublé par deux brunettes extrement sexy arrivées d'un arret de bus, vulgarité compostée et queue de cheval un peu haute. L'envie monte des tables, caractéristique, transgénérationnelle.

Nous n'osons plus nous regarder. Se mettre la tête dans nos verres, partager avec l'inconnu, avouer la décadence, le pathétisme de nos comportements. Le savoir sans le voir, nous sommes trop identiques. Combien d'érections aujourd'hui, combien de complots oniriques se sont joués là, devant un verre glacé...

Sentir l'été qui arrive... et penser a rentrer histoire de reviser!