samedi 21 janvier 2006

ok j'ai compris...


« Il avait toujours semblé à Antoine avoir l’âge des chiens. Quand il avait sept ans, il se sentait usé comme un homme de quarante-neuf ans ; à onze, il avait les désillusions d’un vieillard de soixante-dix-sept ans. Aujourd’hui, à vingt-cinq ans, espérant une vie un peu douce, Antoine prit la résolution de couvrir son cerveau du suaire de la stupidité. Il n’avait que trop souvent constaté que l’intelligence est le mot qui désigne des sottises bien construites et joliment prononcées, qu’elle est si dévoyée que l’on a souvent plus avantage à être bête qu’intellectuel assermenté. L’intelligence rend malheureux, solitaire, pauvre, quand le déguisement de l’intelligence offre une immortalité de papier journal et l’admiration de ceux qui croient en ce qu’ils lisent. (…)
Il avait passé la nuit à écrire. Dans un grand cahier d’écolier, après bien des tâtonnements, après des pages de brouillon, il avait enfin réussi à donner une forme à son manifeste. Avant cela, pendant des semaines il s’était exténué à trouver une échappatoire, à imaginer des faux-fuyants probants. Mais il avait fini par admettre l’effroyable vérité : c’est son propre esprit qui était la cause de son malheur. Cette nuit de juillet, Antoine avait donc noté les arguments qui devaient expliquer son renoncement à la pensée. Le cahier resterait comme le témoignage de son projet, au cas où il ne sortirait pas indemne de cette expérience périlleuse. Mais sans doute était-ce là avant tout le moyen de se convaincre lui-même de la validité de sa démarche, car ces pages de justifications avaient l’apparat d’une démonstration rationnelle. »

« Le grand problème pour Antoine fut de découvrir les mines merveilleuses qui, au milieu des roches et du minerai, abriteraient les diamants de stupidité. Pointer du doigt quelques imbéciles, la bêtise générale et ambiante, cela serait facile, mais c’est la plupart du temps le camouflage d’un jugement de valeur. Si on disait que le foot, les jeux télévisés, les médias sont stupides intrinsèquement, cela serait simple. Mais, pour Antoine, il était clair que la stupidité était plus dans la manière de faire les choses ou de les considérer que dans les choses elles-mêmes. En même temps, avoir des préjugés était stupide, aussi Antoine trouva que c’était un bon commencement pour sa nouvelle vie. »

« Quand on constate que l’on est un des rares à observer des principes moraux dans les rapports humains, il peut être tentant de sombrer dans l’amoralité, non pas par conviction ou par plaisir, mais simplement pour ne plus souffrir, car il n’y a pas plus grande douleur que d’être un ange en enfer, alors qu’un diable est chez lui partout. Antoine allait emprunter à ce comportement qui consiste à s’intégrer en offrant en sacrifice ses idéaux, la damnation permet tout, pardonne tout. »

« J’aimerais pouvoir dire, à la conclusion de cette aventure, comme le personnage de Joker dans Full Metal Jacket : "Je suis dans un monde de merde, mais je suis vivant et je n’ai pas peur." »

martin page...

mercredi 11 janvier 2006

mesdames ce messages vous est adressé...


Aurais-je perdu l'espoir de ce monde parfait? ou tous nous baiserions a l'unisson? ce monde ou l'argent ne serait plus l'angoisse premiere, ce monde ou le sexe reprendrait sa place premiere. c'est a dire la plus importante, la preoccupation vitale de toutes les generations...
LE SEXE mesdames et messieurs doit etre le moteur de notre monde...
si tout le monde se fait l'amour comment la guerre serait-elle alors possible??
c'est ce pourquoi mesdames je vous invitent toutes a y regarder a deux fois avant de refuser nos avances!! vous etes sans le savoir en possesion du remede miracle contre la betise humaine...

lundi 9 janvier 2006

sans bagages..



Prendre le train de nuit
Celui qui s'enfuit à l'infini
Dévaler les mornes plaines
Sous la lune qui n'en finit d'être pleine
S'évader derrière la fenêtre
du paysage sans cesse à renaître
Parcourue du sentiment de liberté
Respirer à nouveau d'une intense legereté
Les bagages posés sur le quai
bien plier les souhaits
Quitter une vie en souffrance
Abandonner les éternelles doléances
Enfin se délier du carcan
Je fais un pas en avant...