dimanche 23 avril 2006

Petite misogynie du couple !


Dernière horreur : le « couple fusion ». Là encore, la réalité dépasse les bornes de la fiction. Combien de ces gens des deux sexes s'imaginent à perpétuité l'un avec l'un sans autre mot à se dire que faut faire les courses !
Ils sont des centaines de milliers, dès le plus jeune âge, écoutant les élans d'un cœur naïf. Des centaines de milliers à rêver du chez-soi au plus vite, en imaginant que l'autre, ce fameux différent, va leur apporter ce qu'ils n'ont pas eux-mêmes.
Le « couple fusion », la grande illusion. Car l'autre, à moins de se faire siamois, reste imperturbablement un étranger.
Oh, off course, on célèbre dans les campagnes des noces d'argent....
Mais franchement, regardons-les, ces desséchés du temps qui passe, combien d'entre-eux ont vu New York en chantant Aznavour un soir de cuite au Champagne ?
Et ce vieux qui sourit, où a-t-il pris l'habitude de se cacher ? Dans quel jardin secret trouve-t-il refuge pour échapper à celle qui le cherche ? Et elle, les poils aux mentons, la moustache parsemée des illusions de l'amour… hein ? Qui en voudrait encore ?
Allons, reprenons-nous. Le « couple fusion » est à l'amour ce qu'il est au nucléaire : d'une grande improbabilité !

vendredi 14 avril 2006

Moi, moi, moi.... et puis eux!


Depuis tout petit, je n’ai que moi, mais je m’ai bien. Et pas qu’un peu.
Personne d’autre ne peut se vanter d’un tel conformisme, d’un tel miroir.
Moi je, moi-moi, encore moi, et sous tel angle, et l’autoportrait, et le personnage. Moi, toujours. C’est un peu minable, mais je n’ai que ça en magasin.
Notez bien, toutefois, que chez d’autres, c’est pire!

Donc pour changer peu ou prou (ou pas du tout!) je m'en vais vous expliquer l’éloge des médiocres!

En effet depuis qu’on a mis de jeunes imbéciles nés dans des boîtes de nuit, j’ai l’impression qu’on a mis à nu un nouveau mode d’accomplissement social. Celui de l’éloge des médiocres. Il me semble qu’il est bon de faire la généalogie du phénomène, tant la chose est importante.

C’est un fait. Être mal né, ça tombe mal.
Autrefois, les enfants très mal nés portaient des noms terribles. Je me rappelle très bien d'une Christelle ou peut etre juliette.. En CE2! ou une epoque tres proche.. on la traitait de Mongol, elle était débile légère, se pissait dessus, nous crachait à la gueule, mangeait des chewing-gums sans les mâcher...
La méchanceté de nos âmes d’enfants était compensée par une peur étrange de cette fille.
Quel mal mystérieux la rendait si bête, et dingue en plus ?
Alors, finalement, on l’aimait bien. On n’en aurait pas fait une star, mais fallait pas l’embêter, on la défendait.

Et comme depuis quelques temps, l’ascenseur social étant particulièrement en panne, voire revendu en pièces détachées à la Corée du Sud, on assiste à la mise en évidence des médiocres.
Depuis les rappeurs jusqu’au technoïdes, en passant par les acteurs fils à papa, les actrices du même genre, les entrepreneurs héritiers des délocalisations paternelles, passons.
Dire du bien d’un artiste qui travaille, c’est etre ringard, réac. C’est vite fait. Bref.

La télévision remplace donc, par tirage au sort, comme le Loto, les hommes noirs de la République, morts et enterrés par Jack Lang, mongolissime en chef de l’ascenseur social à paillettes.
Au milieu des milliers de médiocres ne sachant que faire, il est bon d’en choisir des bien galbés, des propres, des représentatifs, des capables de vivre sans un livre pendant des années, et d’y ajouter deux ou trois salopes du même gabarit, l’érotisme du verbe en moins.
Ceux-là ne lisent pas, même l’annuaire, ils s’en foutent, vu que leur carnet d’adresses est déjà enfoui dans leurs téléphones portables.

Le monde est devenu, en vingt ans, tout à coup minuscule. La voilà la mondialisation, la vraie.
Les têtes se rétrécissent aussi vite que la forêt amazonienne, on se contente de peu, et les nouveaux rois sont totalement médiocres...


quel con!


L'intensité se révèle parfois dans la perte de repères.

Quand les sensations se mélangent, se dispersent, quand les codes disparaissent et qu'une construction impalpable s'érige comme une image floue, vaporeuse. Ne plus voir, discerner, ne plus toucher, frôler, ne plus sentir, mélanger, ne plus entendre, vaciller.

Un petit drapeau blanc flotte au bout de ma queue, en réclamation d'une paix improbable.

Ni complètement pareil, ni complètement différent. je suis un "ni-ni". Quel con.

dimanche 9 avril 2006

la proximite de la folie!


Depuis que je suis en âge de côtoyer des gens, je m'inquiète avec étonnement d'une certaine proximité. Non pas la leur et la mienne. Non, une proximité bien plus étonnante encore : la proximité de la folie !

Enfant, je croyais que la folie s’était l'apanage des fils de familles bizarres, et puis surtout des fous, tels et reconnus comme tels… L'adolescence me fit découvrir Mélanie, totalement hystérique, aussi fraîche qu'un cadavre, se bâtissant de crises en crises une réputation à sa hauteur. J'ai même cru en finir en devenant grand, la vie active, comme ils disent.

Mais tous les jours qui passent démentent mon enthousiasme puéril. Le monde est peuplé d'individus sous tous rapports semblables à leurs voisins, ce qui ne fait qu'aggraver la chose. Des fous, des croyants, des maniaques, des stressés, des perfides, des sadiques à la tonne, là, au milieu de leurs semblables, se faisant passé pour une espèce de normalité.

J'ai vu des grandes personnes pleurer pour des pacotilles, d'autres se mettre à gueuler pour rien, il paraît que certains se flinguent, un gars, un pompier volontaire m'a donné quelques scénarios… Descriptions et décors compris! ecoeurant.

Des gens diplômés, des manuels, des ingénieurs, l'homo sapiens est dérangé. Il est violent, et sans logique, trop sensible ou trop froid, l'homo sapiens me fout de plus en plus la trouille.

Et le pire, c'est que Kubrick avait tort. HAL n'existe pas. (Le robot qui va tout débrancher.) C'est le contraire, on branche des robots et des cinglés, et ça donne Internet…
Mais je m'accroche vous en faites pas!



P.S: relisez ceci en ecoutant "the libertines-the good old days"... ou bien dans un autre style "Television personalities-Diary of a young man" ou "Cat powers"..
enfin, du bon son! vous verrez c'est fou comme tout change selon la musique...

samedi 8 avril 2006

a la 3eme personne...


C'est dans un trajet circulaire qui devait être le milliardième que lui vint l’idée de ne plus chercher quoi faire, mais d'acquérir l’envie. Peu importe de quoi, juste un minuscule désir qui viendrait se nicher dans sa danse inutile.
Il eut d’abord l’envie de visiter l'Inde et la surface lunaire, puis de manger des pommes de terre à la braise, de gouter des glaces au melon, de boire des médocs, puis d’allumer un feu, de danser en fermant les yeux, de chanter à tue-coeur des mélodies qui lui tiennent à tête ; puis d’aimer, de s’émouvoir, de lâcher prise…
Un instant lui vint même l’envie de sourire. Il soupira en songeant à tout cela et murmura « pas possible »..
Alors il eut l’envie de trouver un fusil ou du poison pour tuer le temps. Et comme il ne trouvait pas, il errait désoeuvré et gâché. "Quelle merde!"

jeudi 6 avril 2006

Désir et amour ne font pas bon ménage!


"Ils sont antagonistes, se combattent, s'excluent souvent. Les mots nous trompent : plus on aime, plus on a du mal à faire l'amour. Plus on adule, plus on respecte, moins on bande. Stendhal a cent fois raison, ce malheur est extrêmement commun.

C'est le syndrôme trop belle pour moi. Trop admirable. Trop aimable, au sens exact du terme. Peu d'hommes le savent, moins encore l'avouent, mais tous le sentent. C'est leur angoisse fondamentale dès qu'une femme leur plait.
C'est le grand secret de la désinvolture amoureuse des garçons dont les filles se plaignent depuis la nuit des temps. De leur besoin de découper la femme en morceaux, en bout de désir et de fantasmes, les cheveux, les seins, la bouche, le cul, les hanches, les jambes, les chevilles, tout et n'importe quoi, mais surtout pas la femme entière qui vous rappelerait qu'on l'aime tant.
De la nécessité de draper ces morceaux de fantasmes de tissu (..) pour les voir sans LA voir, pour transformer les jambes dans leurs bas, la poitrine gainée dans sa guépière, comme autant de marchandises prêtes à l'achat.

Une désacralisation. Une protection. Une armure.
Une garantie du plaisir des garçons, mais aussi celui des filles. Paradoxe cruel."

E. Zemmour, Le premier sexe.

mercredi 5 avril 2006

c'est l'invasion...


C'est plus possible, c'est l'invasion,
De la pétasse à n'en plus finir en rayon
Y'en a marre marre. Je vais flinguer de la pétasse à la pelle, des coups sur la tête vide, même pas des salopes, juste des pétasses, la figure ridicule la voix haut perchée aucun talent, la voilà la femme de demain ?
Non plutôt crever leurs jolis ventres plats et leurs faux seins en plastique. Déchirer avec des clous rouillés leurs peaux médicamenteuses, ne plus les voir en photo, celles qui, en étant des modèles, dégradent un art, un art mineur, mais un art la photo.. tout de même ! Qu'on leur grille les cheveux décolorés, qu'on leur crève les yeux, qu'on leur délifte le menton, qu'on les fasse taire! Qu'on les enferme et pas que la nuit les pétasses, dans des faubourgs insalubres avec leurs mères idiotes et leurs rêves de Luxe, de voyages et de paquebots à gros moteurs diesel. Qu'on leur fasse bouffer les lettres des secrétaires qu'elles ne seront que sur le tard...

Ah mais que faire ? Les racheter pour leur couper la langue ? Les interdire à la publication ? Mais que viennent-elles faire dans mon champ visuel ces mêmes pas putes ? Ces adolescentes diaphanes et colorées pleines de produits chimiques ? Ces surgelées du clitoris, ces lubrifiées de la lèvre siliconée? Ces piercées de l'anus, à la déféction revendicative, et les poses en studio.. les lumières tungstènes faudrait que ça leur crâme la gueule ! Ha la vie Paris-Match!

A mort ! A mort les connes ! A bas les strings aussi, tiens, pendant qu'on y est ! C'est indécent ! C'est laid, ça cache rien ! C'est même pas bandant ! C'est de l'hypermarché les pétasses en string, du Brésil de pacotille sur des cul en os ! Nous faudrait du moulant du joli du qui cache ! Cachons un peu merde ! Le désir un peu ! Non ?

Que font les directeurs de pub ? jamais eu autant de couvertures à petasses ! La guerre putain, c'est la guerre, ça doit être la guerre ! Ces pétasses en maillot toutes pareilles, toutes standards, même pas rondes un peu, toutes sortit du même moule industriel, putain les tuer.

Même doucement tiens. Même doucement.

Et puis du noir et blanc pour finir!

mardi 4 avril 2006

les jeunes...


Quand j'étais encore particulièrement jeune, j'allais refaire le monde.
Et puis depuis hier soir, je m'en fous de ne plus être assez jeune pour le croire, sans pour autant être assez vieux aux yeux de ceux qui le sont vraiment.
Parce que les jeunes m'ennuient. Pas tous. Mais PRESQUE.
Ils m'ennuient quand ils causent à leurs portables.
Ils m'ennuient quand ils bouffent des pizzas en regardant la télé comme si c'était révolutionnaire.
Ils m'ennuient quand ils se marrent si je leur propose de lire un livre, une revue, une page, allez, un paragraphe, quelques lignes quoi !
ils m'ennuient quand ils ne savent pas pourquoi ils manifestent..
ils m'ennuient profondement quand ils se bourrent la geule sans trop savoir pourquoi.
Ils vivent en petits couples, avec des jeux vidéo et des parents.
En gros rien de plus con qu'un jeune la plupart du temps. Et je ne parle pas de politique...

lundi 3 avril 2006

citation...


une citation qui ironisera juste ce qu'il faut sur l'existence même de ce blog

« ...le problème n’est plus de faire que les gens s’expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. »

Gilles Deleuze.

bon tant pis, j'aurais essayer!


D'ordinaire, j'aime assez ces petites choses au goût d'ordinaire, justement.
Un ordinaire au bistrot, après les cours, pour lire un peu... ou bien encore, le dimanche soir pour prolonger le temps libre... Un ordinaire, et l'on se sent heureux, simple, membre d'une communauté de gens simples, sans connotation.
Exit le chic, le bon goût, l'originalité; welcome monsieur ou madame tout le monde. Joie populaire.

Passés les tortures philosophiques de l'adolescence, passés les exhubérantes manifestations d'originalité de la vingtaine, l'approche de la trentaine (oup's je n'ai que 22 ans!) fait que j'apprécie l'ordinaire, le destin d'un être paisiblement ordinaire parmi des millions. "Ah mes amis les humains."

Hélas, je suis las, un fossé, semble-t-il, sépare les ordinaires des ordinaires. Car l'ordinaire c'est aussi, ce fameux "racisme ordinaire", le "sexisme ordinaire", la "violence ordinaire", la "bêtise ordinaire"...

donc l'ordinaire ne serait donc pas si ordinaire!!
alors pour les jours qui viennent penser a trouver autre chose que l'ordinaire comme quotidien..
car a la reflexion trop de problemes dans l'ordinaire ordinaire des gens ordinairement ordinaire!!

dimanche 2 avril 2006

cliché de vie..


Hier j'ai bu, j'ai fumé, le tout en hypertension.
Pathétisme doit prendre une majuscule.
J'aurai 30 ans dans un peu plus de cinq années. (2555 couchers de soleil exactement..)
Fatigué, drogué, alcoolisé..
Matinée en terrasse, un bouquin et des gens qui passent.
Du soleil dans les yeux. Sensationnel.
On doit pouvoir encore faire mieux...
L'addition svp.
il faut bien continuer, ne plus s'arreter à attendre l'improbable, et profiter parce que le choix est une chance...
mais la fertilité de l'esprit me contamine.
imparable fertilité qui reclame chaleur et entretien.
alors je rentre, parfaire mes idioties romanesques!

"une personnalité, c'est un luxe qui me coute trop cher. je veux etre un spectre
banal.j'en ai assez de ma liberté de pensée, de toutes mes connaissances, de ma satanée conscience!" martin page...